portrait-artiste





Diplômée de l'École Boulle
à Paris Architecture intérieure
et création de modèles
jusqu'en 1994

C'est à Brest « ville de nuances, de couleurs et de gouailles à toute heure » selon Hervé Hamon, que Cléo Robine est née. Elle est très jeune contrariée dans ses désirs et projets de vie. Elle trouve du réconfort en s'immergeant dans une nature bienveillante et la solitude devient une douce compagne propice à la réflexion. Citoyenne du monde, elle a très tôt conscience des enjeux de notre planète conditionnant notre propre devenir et des responsabilités qui nous incombent.

Elle entre à l'Ecole Boulle où elle intègre l'atelier de tapisserie et développe l'art de nouer, et de travailler les fils, puis elle se forme à l'architecture d'intérieur apprivoisant formes et volumes, symétrie et géométrie en réalisant des meubles contemporains aux lignes épurées et minimalistes.

De ses apprentissages elle en tire un savoir-faire et une certaine expertise dont sa créativité s'enrichit. De ses indignations elle tire l'énergie et l'inspiration.

En 1995 elle trouve le courage de tirer un trait sur sa vie qui ne lui ressemble pas pour se consacrer exclusivement à la création artistique, notamment la peinture.

Jusqu'en 2005, elle utilise la peinture acrylique dans un style minimaliste à travers ses grands formats, les aplats de couleurs généralement très vives.

Puis viennent les matières et matériaux en tout genre qu'elle introduit au fur et à mesure dans ses œuvres. 2010 voit l'apparition de fils PVC colorés attachés à de plus petits formats en séries : « Prendre l'eau » et récemment « Le Monde se fait et se défait »

En 2012 elle expérimente un autre matériau : le carton sur bois

Prenant résolument le parti de la vie et du bonheur, Cléo Robine tente à travers son travail, de dénoncer toutes formes d'injustice, d'éveiller nos consciences et de nous inciter à nous indigner tout en nous encourageant à jouir des merveilles à notre portée de cœur. Son engagement tient du sacré et du spirituel. En artiste libre et sensible, elle évite tout bavardage inutile, ne revendique aucune appartenance à un mouvement artistique et se concentre sur ses ressentis les plus vierges.

Créer pour esquisser un monde meilleur, c'est sa réponse d'artiste face à un monde brutal et injuste, car l'espoir est devant nous. Espoir incarné prochainement par ces fils reliant les toiles entre elles, créant des liens harmonieux entre les hommes et leur environnement en toute intelligence. Isabelle Diacre (rédactrice artistique)